Communiqué de presse : Le renouveau politique que nous portons

En 2014, un espoir d’une autre façon de faire de la politique avait soufflé sur Grenoble. Face aux alliances de partis qui nous ont déçus, le Grenoble Alpes Collectif continue de porter cette volonté de changement, radicalement ! 

Le Grenoble Alpes Collectif a fait le choix de se situer en dehors des partis politiques en étant conscient que cela compliquerait notre capacité à être visible, médiatisé et soutenu financièrement. C’est un choix assumé et fort pour être dans une dynamique de construction collective, de liberté d’action et de fonctionnement. Le constat est que la grande majorité des citoyen·nes ne se retrouvent pas représentés par les partis politiques traditionnels. 

Cette perte de confiance dans les partis politiques traditionnels se retrouve au sein de notre collectif, qui regroupe de nombreux jeunes et moins jeunes, dont des personnes pour qui c’est le premier engagement politique et d’autres avec des engagements de longue date dans la commune et en dehors, n’ayant jamais milité au sein d’organisations partisanes. Loin de nous l’idée de dénigrer le rôle important que jouent les partis politiques dans l’éducation populaire et l’émancipation à la citoyenneté, mais force est de constater qu’ils peuvent aussi enfermer, cloisonner, diviser et mettre en avant les intérêts individuels/partisans plutôt que le bien commun. 

Nous avons été nombreux et nombreuses à donner de l’espoir et se ravir de l’élection de la liste Grenoble en Commun en 2014. Cet espoir de 2014, ne résidait pas dans l’attente d’une transformation par les partis politiques. Ce n’était pas la victoire d’EELV / Parti de Gauche / PCF ou de Mr Piolle, mais la victoire d’une dynamique citoyenne, d’une envie de rompre avec la gestion de la ville telle que portée par les barons locaux du PS ou de la droite carignoniste qui a perdu toute légitimité à gouverner. Cet espoir était porté par une envie de transformation radicale de la manière de faire de la politique et de faire vivre l’institution municipale : plus démocratique, plus participative, moins clientéliste et patriarcale.

Grenoble, est une ville de résistance, moderne, d’expérimentation sociale et populaire. Le terreau était pourtant là pour aspirer à cet idéal, mais force est de constater que le résultat est quelque peu décevant. 

Sans renier les avancées en matière écologique, des transports doux, de végétalisation des écoles, d’alimentation bio dans la restauration collective, d’une sortie du clientélisme dans les quartiers, etc. Nous partons du postulat qu’en 10 ans, cette majorité n’aura pas vraiment changé les pratiques et le fonctionnement démocratique de l’institution municipale. Cela est dû, selon nous, à plusieurs raisons : ambitions personnelles, mainmise des partis politiques sur le collectif, avec des intérêts nationaux, manque de diversité sociale et culturelle des élu·es, manque d’ancrage dans les associations et les quartiers populaires, etc. 

Nous en avons fait une analyse détaillée dans le cadre du bilan des deux derniers mandats grenoblois et métropolitains publiée sur notre site : https://www.grenoblealpescollectif.fr/bilan-des-politiques-des-derniers-mandats-a-la-ville-de-grenoble-et-a-grenoble-alpes-metropole-au-prisme-de-la-democratie-directe-de-la-justice-sociale-et-de-lecologie/ 

Il apparaît clairement que cet espoir de transformation progressiste, sociale et démocratique n’est désormais plus du tout l’ambition de cette majorité. L’alliance entre le PS et la liste de Laurence Ruffin en a donné le coup de grâce. Désormais l’ambition n’est plus dans la dynamique citoyenne de transformation sociale et démocratique, mais bien dans la continuité d’une union de la « gauche » entre partis traditionnels, aux méthodes déjà éculées un peu partout en France. Le PS, qui a eu tous les pouvoirs en gagnant la présidentielle, les départementales et les régionales en 2012, a pour beaucoup trahi les ambitions de transformation sociale. L’emprise des partis sur le groupe d’élu·es qui va se réengager et l’alliance avec le PS sont vraiment questionnantes dans la capacité de transformation sociale de cette nouvelle équipe en devenir. Une union de la gauche ne peut pas se faire sans l’implication de la société civile, des associations militantes, des syndicats, des collectifs citoyens…

Les partis de gauche ont donc fait deux choix différents à Grenoble : La France insoumise seule, d’un côté, et une alliance de partis plus ou moins progressistes de l’autre. Ce scénario est écrit et on le retrouve dans de nombreuses grandes villes de France, car l’enjeu pour ces partis n’est pas local, mais bien national. Chacun doit montrer qu’il est prêt pour les présidentielles, oubliant souvent les configurations et dynamiques locales. Les débats portent essentiellement sur les alliances, le nombre d’élus par parti, les postes de pouvoir et le mercato des personnalités politiques que sur l’émergence de propositions concrètes, de dynamiques transformatrices et émancipatrices. 

Toutes ces pratiques sont bien loin de répondre aux exigences et aspirations des grenoblois.es. Nous pensons au GAC que de nombreuses personnes ne se retrouvent pas dans ces fonctionnements et ces stratégies désuètes.

Nous apparaissons face à ces méthodes du vieux monde politique, comme une alternative concrète, cet espoir citoyen déçu de 2014 que nous sommes prêts à faire vivre pour permettre des changements concrets dans la vie des gens par les gens ! 

Pour cela, nous nous engageons à ne pas avoir d’ambition carriériste, de ne pas cumuler des postes d’élu.es en dehors de ceux à la ville et à la métropole, de faire vivre une démocratie directe, de faire voter le budget dans sa globalité par les habitant.es, de redonner du pouvoir au monde associatif et aux habitant.es, de ne favoriser aucun quartier, d’avoir une parité sociale dans les élu.es, de ne pas avoir des propositions impossibles à tenir, de ne pas détourner l’argent public, d’être le plus transparent sur les décisions et les bilans, de ne pas voir le rôle d’élu comme un métier et une finalité, de proposer une nouvelle façon de faire et d’être en politique.
Les premières grandes mesures de notre programme sont à retrouver ici : https://www.grenoblealpescollectif.fr/programme-pour-la-ville-de-grenoble/

Ce renouveau politique passe par la construction d’un programme et la désignation d’une liste à l’image des Grenoblois et Grenobloises. Inspirés de l’élection sans candidat, nous avons désigné le weekend des 6 et 7 décembre, 10 personnes sur la liste du Grenoble Alpes Collectif, dont notre binôme tête de liste, Nadia Belaïd et Thomas Simon.