Pourquoi une liste citoyenne et participative indépendante des partis ?

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🎯 Nous ne sommes pas là pour faire figuration mais engranger des victoires!

Le Grenoble Alpes Collectif n’est pas une liste d’affichage, nous sommes candidat.es Ă  l’Ă©lection municipale pour gagner des victoires en faveur de la dĂ©mocratie directe (et pas seulement participative), l’écologie populaire, l’antiracisme, la justice sociale et des politiques culturelles ambitieuses.

Au Grenoble Alpes Collectif, nous avons une mĂ©thode, la dĂ©mocratie directe et les outils d’intelligence collective, pour renforcer le pouvoir d’agir des habitants et habitantes.

Notre conception du rĂŽle d’Ă©lu.es n’est pas celle de sachant, prenant les dĂ©cisions Ă  la place des gens, mais de personnes qui facilitent la dĂ©cision collective prise en assemblĂ©es dĂ©cisionnaires qu’ils appliquent ensuite.

🧹 Vous voulez faire perdre la gauche par la division ?

Nous ne sommes pas une liste citoyenne et participative de gauche ni une liste partisane, c’est Ă  dire rattachĂ©e Ă  un parti. 

Les valeurs qui nous rassemblent, au Grenoble Alpes Collectif, sont aussi partagĂ©es par des personnes de gauche. Mais des personnes qui ne se considĂšrent pas de “gauche” peuvent se reconnaĂźtre derriĂšre ces valeurs. Ils et elles sont les bienvenu.es dans le collectif !

Dans notre raison d’ĂȘtre, il est dĂ©crit que notre prioritĂ© est de rĂ©pondre aux besoins fondamentaux des habitants et habitantes en prenant en compte les enjeux de justice sociale et d’urgence Ă©cologique. Plus concrĂštement nous souhaitons rĂ©pondre Ă  cette prioritĂ© par une vision radicale de l’égalitĂ©, l’expĂ©rimentation sociale par la dĂ©mocratie directe, la dĂ©fense et le renforcement des services publics, le soutien et la collaboration avec les collectifs dĂ©jĂ  existants sur le territoire. Nous dĂ©fendrons ces prioritĂ©s dans le cadre des Ă©lections municipales de 2026 mais aussi en dehors du cadre Ă©lectoral par la formation, l’éducation populaire, l’expĂ©rimentation et le partage de compĂ©tences.

đŸ€ Si tu te retrouves dans notre raison d’ĂȘtre et les prioritĂ©s prĂ©sentĂ©es ci-dessus, que tu te sentes de gauche ou pas, que tu ne te retrouves pas dans les Ă©tiquettes politiques, tu es le ou la bienvenue !

Si nous choisissons de faire une liste indépendante au premier tour, nous avons aussi acté que nous ne laisserons pas la droite accéder au pouvoir au second tour par une triangulaire.

Enfin, nous souhaitons porter une liste indĂ©pendante des partis car aucune autre offre politique ne se base sur le fait de donner le pouvoir aux citoyens et citoyennes de dĂ©cider sur les sujets qui les concernent. Nous apportons aussi des propositions qu’aucune autre liste ne proposera.

🔎 Notre lecture du jeu partisan à Grenoble

Voici Ă  ce stade les listes (portĂ©es essentiellement par des partis) dont nous avons connaissance : 

A l’extrĂȘme droite, le Rassemblement National souhaite porter une liste autour de Valentin Gabriac dĂ©signĂ© chef de file du RN pour cette Ă©lection. Valentin Gabriac est le petit frĂšre du nĂ©onazi, ancien Ă©lu du RN (condamnĂ© pour violence, dĂ©tournement de fond, et virĂ© du RN pour salut nazi) Alexandre Gabriac. A savoir que des tractations sont en cours, comme en 2020, pour que le RN ne propose pas de candidature afin de reporter les voix sur le candidat de la droite radicale : Alain Carignon. 

A droite, mĂȘme s’il n’a pas (encore) Ă©tĂ© choisi par le parti Les RĂ©publicains, l’ancien maire condamnĂ© Ă  de la prison pour corruption*, Alain Carignon, est candidat. A savoir que dans son Ă©quipe, nous retrouvons un Ă©lu condamnĂ© pour trafic d’ĂȘtre humain : Cherif Boutafa et son ancien directeur de cabinet condamnĂ© lui Ă  deux ans de prison pour escroquerie. C’est tout un rĂ©seau de corruption qui est en lice Ă  Grenoble.
A droite, on retrouve aussi HervĂ© Gerbi (ancien prĂ©sident du CRIF et avocat), ancien compagnon de route de l’UMP et de Nathalie Beranger, candidat soutenu par le parti Horizon d’Édouard Philippe qui commence Ă  rassembler la droite qui refuse de soutenir Carignon. 

Pour ce qui est de l’extrĂȘme centre de Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, sa cheffe de file Émilie Chalas n’a pas encore annoncĂ© si elle allait s’allier avec Carignon ou Gerbi. Il y a peu de chance qu’elle parte seule. 

Au centre droit ou gauche, Romain Gentil, porte parole de Place Publique, unique candidat Ă  s’ĂȘtre portĂ© volontaire finalement pour l’élection interne au jugement majoritairer , a Ă©tĂ© choisi comme tĂȘte de liste de Grenoble Capitale Citoyenne, regroupement des partis Place Publique, PRG, Equinoxe et des collectifs FACES et camp de base Citoyen.

Chez les socialistes, Amandine Germain a Ă©tĂ© nommĂ©e tĂȘte de liste. Nous ne savons pas encore si elle partira avec Place Publique, ou s’assurera une place d’élue en partant avec les Ă©colos (majoritĂ© actuelle).

Dans la gauche Ă©colo, une liste dans la continuitĂ© de la majoritĂ© sortante s’organise autour des 4 chef.fes de fil Laurence Ruffin, Margot Belair, Lucille Lheureux, et Nicolas Beron-Perez. Cette liste est soutenue par les Écologistes notamment et le PCF, L’aprĂšs, GĂ©nĂ©rations, Ensemble, le parti animaliste, l’Ades et le rĂ©seau citoyen. Une Ă©lection interne aura lieu le 21 septembre pour dĂ©signer la tĂȘte de liste, mais qui semble ĂȘtre choisie depuis un moment en la personne de Laurence Ruffin. Margot Belair et Nicolas Beron-Perez ont annoncĂ© avoir quittĂ© le processus avant mĂȘme le vote. Lucille Lheureux a subi des intimidations de la part d’Eric Piolle.

La gauche radicale avec le mouvement Insoumis semble se diriger vers une liste autonome avec Alan Brunon comme chef de file (avec Elisa Martin) et potentielle tĂȘte de liste.

Enfin Ă  la gauche de la gauche, pas de nouvelles de la liste de Lutte OuvriĂšre, mais il y a des chances qu’une liste se prĂ©sente avec Catherine Brun. 

Et donc Ă  cĂŽtĂ© de ces listes principalement issus de partis politiques aux enjeux nationaux et de guerre d’égos, le Grenoble Alpes Collectif porte une liste indĂ©pendante des partis pour les municipales Ă  Grenoble, une liste partie prenante du rĂ©seau Actions Communes avec plus de 240 autres listes.

👀 Pourquoi cette mĂ©fiance vis-Ă -vis des partis politiques ?

MalgrĂ© les compĂ©tences et l’intĂ©gritĂ© de beaucoup de citoyen.ne.s membres des partis politiques, qui Ɠuvrent pour le bien commun, la culture interne des partis, leur gouvernance et les enjeux de pouvoirs personnels en leur sein, les empĂȘchent de questionner les limites bĂ©antes du fonctionnement rĂ©publicain. La culture de domination, de la hiĂ©rarchie, de l’urgence et le carriĂ©risme, inhĂ©rents au fonctionnement reprĂ©sentatif qu’ils incarnent, parfois malgrĂ© eux, les empĂȘchent la plupart du temps de penser et d’organiser la dĂ©mocratie. C’est la raison pour laquelle nos critĂšres proposent d’accueillir les membres de partis politiques Ă  titre individuel, en tant qu’habitant.e, mais d’exclure les partis politiques en tant qu’institution.

Afin de mettre fin aux pratiques de baronnie locale, les quelques membres de partis et les notables de la commune, s’il y en a, ne peuvent ainsi briguer de places sur la liste simplement  parce qu’ils reprĂ©sentent un parti, un logo ou simplement par leur notoriĂ©tĂ©. S’iels sont dĂ©signĂ©s candidats ce sera parce qu’ils ont Ă©tĂ© jugĂ©s lĂ©gitimes par le collectif.

Ces critĂšres permettent ainsi de sĂ©curiser, au moins en partie, l’intĂ©gritĂ© de la dĂ©marche participative et surtout de donner des arguments concrets, de la puissance aux habitantes et habitants qui s’engagent dans cette grande aventure humaine et politique pour se sentir lĂ©gitimes et revendiquer leur place.

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* Explication de la condamnation d’Alain Carignon par Mediapart : En 1994, Alain Carignon dĂ©missionne du gouvernement juste avant sa mise en examen et son placement en dĂ©tention pour ses liens financiers avec la Lyonnaise des Eaux de JĂ©rĂŽme Monod, dont une filiale venait de remporter le marchĂ© de l’eau Ă  Grenoble. En contrepartie, l’entreprise avait renflouĂ© des publications Ă  la gloire du maire RPR, qui s’était aussi vu offrir un appartement Ă  Paris et divers avantages estimĂ©s Ă  19 millions de francs (l’équivalent actuel de 4,7 millions d’euros), comme l’avait rĂ©vĂ©lĂ© le lanceur d’alerte Raymond Avrillier.
En 1996, l’ex-maire de Grenoble est finalement condamnĂ© en appel Ă  quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inĂ©ligibilitĂ© pour « corruption passive, abus de biens sociaux et subornation de tĂ©moins ». LibĂ©rĂ© en mai 1998 aprĂšs avoir effectuĂ© un total de vingt-neuf mois de dĂ©tention, il devient alors l’homme politique français ayant effectuĂ© le plus long sĂ©jour en prison.
Ce n’est pas tout. Alain Carignon a, par ailleurs, Ă©tĂ© condamnĂ© en 1999 Ă  dix-huit mois de prison avec sursis pour « abus de biens sociaux et usage de faux » pour sa gestion d’une sociĂ©tĂ© d’économie mixte, Grenoble IsĂšre dĂ©veloppement (GID). Enfin, il a dĂ» rembourser en 2011 une somme importante au conseil gĂ©nĂ©ral de l’IsĂšre, aprĂšs une condamnation prononcĂ©e par la chambre rĂ©gionale des comptes, et confirmĂ©e par la Cour des comptes, au sujet de la construction d’un Ă©changeur qui avait donnĂ© lieu au versement d’une commission au montant « inhabituellement Ă©levĂ© ».

https://www.mediapart.fr/journal/france/130825/grenoble-l-enieme-retour-d-alain-carignon-elu-corrompu-n-ayant-jamais-abdique